DOSSIER: femmes et hommes aujourd'hui

La scolarisation des filles, c’est l’avenir de la société…

Selon l’organisation PLAN, les filles sont encore trop nombreuses, un peu partout dans le monde, à voir leur scolarisation sacrifiée, au profit de l’aide à la famille : tâches ménagères, garde des petits frères et sœurs… Dans les pays pauvres, une fille sur trois ne termine pas son cycle primaire.

Or, les études démontrent qu’une fille ayant bénéficié de neuf années d’enseignement de qualité a les outils en mains pour changer non seulement son histoire, mais aussi celle de sa famille, de ses enfants, et de la société dans laquelle elle vit.

C’est une spirale positive qui entraîne les familles des filles qui ont étudié : celles-ci gagneront mieux leur vie, or elles consacrent en moyenne 90% de leur salaire à sa famille (les hommes n’y consacrent que 35% en moyenne). Leurs enfants auront donc plus de chance de sortir de la pauvreté également, et du cycle infernal « je ne vais pas à l’école parce que je dois travailler pour aider les miens ».

Une fille qui a étudié se marie plus tard, donc a ses enfants plus tard ; mieux informée, elle a aussi moins d’enfants. Elle voudra que ses enfants puissent aussi étudier à leur tour.

Pourtant, un peu partout dans le monde, mais surtout dans les régions les plus pauvres, les foyers précarisés scolarisent moins leurs enfants. Ce sont les filles qui sont les premières touchées par cette exclusion du système scolaire, plus utiles dans les familles que sur les bancs de l’école. Il faut donc lutter contre ces discriminations qui sont encore bien présentes un peu partout dans le monde.

Toutes les victoires acquises de dure lutte chez nous semblent encore bien loin dans certains pays. Il faut en être conscient, et essayer d’agir, là où nous sommes, pour que l’enseignement ne soit plus une arme de plus en faveur de la discrimination des sexes, mais qu’il soit de qualité, et accessible aussi bien aux filles qu’aux garçons…

 

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